Musique du monde

Introducing Shiyani Ngcobo

Introducing Shiyani Ngcobo

Date de sortie :
2006

Marqué par un jeu de guitare acoustique et un phrasé particuliers, le maskanda est une musique de danse zoulou où s’illustre depuis une trentaine d’années Shiyani Ngcobo reconnu comme l’un des grands maîtres du genre en Afrique du Sud. Né en 1953 à Umzinto, sur la côte sud du Natal, Ngcobo a remporté de nombreux prix dans son pays.



Infos :

Le maskanda, c’est la nostalgie de la vie rurale des ouvriers itinérants venus travailler dans les villes. Une musique animée par des sons, des cadences traditionnelles liés à la vie qu'ils ont laissée derrière eux. Solidement enraciné dans le mode de vie zoulou, le maskanda s’inspire de rythmes pré-coloniaux. Le style est immédiatement identifiable par le jeu de guitare qui donne le ton au début de chaque chanson dont les paroles sont souvent des poésies d'éloge zoulou (izibongo). Auteur compositeur prolifique, Shiyani Ngcobo combine des proverbes traditionnels zoulous avec des textes personnels où domine le commentaire social. Son répertoire traduit les dilemmes et les rêves d'une génération de Sud-Africains marqués par le legs de l'apartheid sans toutefois tomber dans la caricature raciale. 

Shiyani Ngcobo a appris auprès de son frère aîné le maskanda et comment fabriquer un igogogo, assemblage d’un vieux bidon de cinq litres, de bois, de clous, de fil, bref la guitare du pauvre. Comme tous les musiciens confirmés, Shiyani utilise la guitare acoustique occidentale, mais joue toujours « Sevelina » sur l'igogogo qu’il préfère pour son timbre sec. 

Habituellement, le maskanda est différent selon les rythmes des danses. Chaque danse est associée à une communauté particulière. Les musiciens jouent exclusivement le style de leur communauté. Le maskanda de Shiyani Ngcobo, lui, est réputé pour ses compositions qui mélangent adroitement des rythmes différents. En Afrique du Sud, on dit que le maskanda de Shiyani Ngcobo est unique.



Les liens :
site de World Music Network