Colombiafrica

Colombiafrica

La champeta est le premier genre afro-colombien moderne, fruit d’une longue histoire d’échanges musicaux entre l’Afrique et la Colombie, durant 4 siècles d’histoire commune. Dans les années 60, les communautés afro de la côte Caraïbe découvrent la musique populaire africaine, le Highlife, le Soukous, l’Afrobeat et d’autres rythmes haïtiens. Ces disques sont arrivés au port de Cartaghène dans les mains de marins et voyageurs, donnant naissance à un mouvement musical incontrôlable, imprévisible, et unique en son genre. Les afro-Colombiens ont créé leur propre version du soukous congolais, du High-life, de l’Afrobeat de Fela et autres rythmes africains modernes (mbaqanga sud-africain, makossa camerounais, tchimurenga du Zimbabwe…), en  les mélangeant à la cumbia,  au bullerengue, à la chalupa et autres rythmes traditionnels d’origine bantoue.

 

Bopol Mansiamina a donc découvert la Colombie africaine à travers ses frères de race, les palenqueros, descendants des noirs marrons qui se sont rebellés contre la couronne espagnole au XVII siècle, et fondèrent San Basilio de Palenque, “le premier village libre d’Amérique”, où l’on parle encore aujourd’hui une langue afro-créole héritée de leurs ancêtres Bakongo (Congo-angola). C’est là que sont nés les trois chanteurs du Colombiafrica Orchestra : Justo Valdez, Viviano Torres et Luís Towers. 

 



On en parle dans la presse :
GEO
Le Monde2 - p1
Le Monde2 - p2
Le Monde2 - p3
Le Monde2 - p4
Continental
Nouvelle Vague
Centre Presse
Trad Mag